LA GESTION DES SANCTIONS

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Shido
Chui
Keikoku
Hansoku Make

La Valeur des Fautes

Les infractions sont divisées en quatre groupes, allant des fautes les plus légères (Shido) aux fautes les plus graves impliquant la disqualification d'un compétiteur (Hansoku Make). Le tableau ci-dessus illustre trois choses :
- Un compétiteur ne peut recevoir en même temps plus d'une pénalité.
- Lorsqu'un compétiteur reçoit une pénalité, son concurrent reçoit un point correspondant à l'importance de la faute.
- Les pénalités sont graduelles. Si on répète une faute de moindre importance, nous recevons un pénalité de niveau supérieur. Par exemple, on ne peut recevoir deux Shido, mais on peut recevoir un Chui, pour deux fautes légères.

Exemple :
- Un concurrent reçoit un Shido pour une faute légère, son adversaire est gratifié d'un Koka.
- Le concurrent reçoit un Chui pour une faute sérieuse ou parce qu'il a fait une autre faute légère, son adversaire perd le Koka qu'il a gagné lors de l'attribution du Shido, mais est gratifié d'un Yuko.
- Le concurrent reçoit un Keikoku pour une faute grave ou parce qu'il a répété un faute légère ou sérieuse, son adversaire perd le Yuko qu'il a gagné lors de l'attribution d'un niveau inférieur de pénalité, mais est gratifié d'un Waza-Ari.
- Le concurrent reçoit un Hansoku Make pour une faute très grave ou parce qu'il a répété une faute, quelqu'elle soit, il perd le combat. Son adversaire gagne par Ippon.

Si l'arbitre relève une faute pendant que les combattants sont debout, il arrête le combat (Matte), attend que les concurrents reprennent leur place de début de combat, et attribue la pénalité. Il fait ensuite reprendre le combat, s'il y lieu (Hajime).

Si l'arbitre relève une faute pendant que les combattants sont au sol, il peut se produire deux choses :
- Si celui qui a fait la faute est celui qui a l'avantage, par exemple il exécute une immobilisation, l'arbitre arrête le combat (Matte) et fait relever les concurrents. Ceux-ci regagnent leur place de début de combat, et l'arbitre attribue la pénalité. Il attribue aussi le point de l'immobilisation, si le combattant pénalisé a réussi à immobiliser son adversaire assez longtemps. Le combat reprend, s'il y a lieu (Hajime).
- Si celui qui a fait la faute est celui qui n'a pas l'avantage, l'arbitre ordonne aux concurrents de ne pas bouger (Sonomama). Les concurrents restent au sol, pour ne pas faire perdre l'avantage à celui qui n'est pas pénalisé. L'arbitre attribue la pénalité, et fait reprendre le combat (Yoshi).

Dans des cas exceptionnel, une pénalité peut être donné après le signal de fin de combat (Soremade).

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Shido (Faute Légère)

Vous remarquerez que beaucoup de fautes pénalisables par Shido relèvent d'un manque de combativité, d'une manière négative de mener le combat.

 
Non Combativité

Pour indiquer la non combativité, l'arbitre fait plusieurs moulinets vers l'avant au niveau de la poitrine, puis pointe l'index en direction du compétiteur fautif.

Cette pénalité est donnée lorsque en position debout, après que le kumikata (saisie du judogi) ait été établi, et qu'il n'y a pas eu d'attaques pendant une période de 20 à 30 secondes, de la part d'un ou des deux compétiteurs. Il n'y a pas d'avertissement gratuit pour la non combativité. La pénalité pour non combativité ne doit cependant pas être donnée, si l'arbitre estime que le ou les compétiteurs attendent réellement l'occasion propice pour attaquer.

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Pour indiquer la non combativité, l'arbitre fait plusieurs moulinets vers l'avant au niveau de la poitrine, puis pointe l'index en direction du compétiteur fautif

Plus de cinq secondes sur la surface de danger

Pour indiquer qu'un compétiteur est resté plus de 5 secondes sur la surface de danger, l'arbitre pointe la surface de danger d'une main, l'autre main dirigée vers le haut, doigts ouverts en ayant le bras tendu, puis il utilise le geste conventionnel pour attribuer la pénalité appropriée.

Cette infraction peut se produire en position debout. Le concurrent a les deux pieds qui touchent complètement la zone de danger, sans amorcer ou exécuter une attaque, ou sans contrer ou se défendre contre l'attaque de l'adversaire. Bref, il se considère comme s'il était au centre du tapis.

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L'arbitre pointe la surface de danger d'une main, l'autre main dirigée vers le haut, doigts ouverts en ayant le bras tendu

Défensive exagérée

Pour indiquer qu'il pénalise un combattant pour défensive exagérée, l'arbitre tend les deux bras vers l'avant, poings fermés, le corps légèrement fléchi. Cette infraction a lieu si le compétiteur adopte cette attitude pendant une période de plus de 5 secondes, en position debout.

Un compétiteur se verra attribué cette pénalité lorsque, en position debout :
- il tient continuellement le bas de la ou des manches de l'adversaire dans un but défensif.
- il tient continuellement les doigts entrelacés de l'une ou des deux mains de l'adversaire afin d'empêcher toute action dans le combat.

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L'arbitre tend les deux bras vers l'avant, poings fermés, le corps légèrement fléchi

Fausse Attaque

L'arbitre tend les deux bras à la hauteur des épaules, poings fermés, paumes vers le bas, et fait une action vers le bas avec les 2 mains, les bras pliés à environ 45 degrés.

Un concurrent exécute un mouvement destiné à donner l'impression d'une attaque, mais qui démontre clairement qu'il n'y a aucune intention de projeter l'adversaire. Il fait semblant d'attaquer pour éviter une faute de non combativité.

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L'arbitre tend les deux bras à la hauteur des épaules, poings fermés, paumes vers le bas, et fait une action vers le bas avec les 2 mains, les bras pliés à environ 45 degrés

Refus de Kumikata

Pour indiquer qu'un compétiteur est coupable de refus de combat (éviter de saisir ou d'être saisi par l'adversaire), l'arbitre lève les deux bras à l'horizontale en direction des chronométreurs, paume des mains dirigées vers ceux-ci (doigts joints vers le haut), avec une flexion répétée des coudes en alternant les bras, il exprime ainsi le refus de saisir.

Cette faute est donnée à un compétiteur qui évite intentionnellement de saisir l'adversaire afin d'empêcher toute action dans le combat.

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l'arbitre lève les deux bras à l'horizontale en direction des chronométreurs, paume des mains dirigées vers ceux-ci (doigts joints vers le haut), avec une flexion répétée des coudes en alternant les bras, il exprime ainsi le refus de saisir

Saisie prohibée de la ceinture

Pour indiquer qu'un combattant a enfreint le règlement relatif à la saisie de la ceinture, l'arbitre fera le geste de saisir sa propre ceinture.

Cette faute est attribuée à un concurrent qui, en position debout, tient continuellement et sans attaquer, avec une ou deux mains, la ceinture ou le bas du judogi de l'adversaire, pendant plus de 5 secondes.

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L'arbitre fera le geste de saisir sa propre ceinture

Saisie croisée prolongée

Pour indiquer qu'un combattant a enfreint le règlement relatif au " Kumikata ", l'arbitre tendra les deux bras, poings fermés l'un au-dessus de l'autre, les deux mains du même côté.

Cette faute est attribuée à un concurrent qui, en position debout, tient continuellement et sans attaquer, le revers ou le col du judogi de l'adversaire, la manche ou la veste, les deux mains du même côté, pendant plus de 5 secondes.

Le concurrent ne se verra pas pénalisé si cette situation résulte du fait que son adversaire a volontairement passé la tête sous son bras. Toutefois, celui qui passe la tête sous le bras de son adversaire, de manière à ce que ce dernier se retrouve les deux mains du même côté, peut être pénalisé si l'arbitre juge que celui-ci adopte une attitude défensive exagérée ou refus de combat.

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L'arbitre tendra les deux bras, poings fermés l'un au-dessus de l'autre, les deux mains du même côté

Saisie prohibée du pantalon

Pour indiquer qu'un combattant a enfreint le règlement relatif à la saisie prolongée de la jambe, l'arbitre en position légèrement penché vers l'avant, d'une des deux mains, imitera le geste de saisie.

Cette faute est attribuée à un concurrent qui, en position debout, tient continuellement et sans attaquer, avec une ou deux mains, le pantalon de l'adversaire, pendant plus de 5 secondes.

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L'arbitre en position légèrement penché vers l'avant, d'une des deux mains, imitera le geste de saisie

Accrochage de la jambe prohibé

Pour indiquer qu'un combattant a enfreint le règlement relatif à l'accrochage de la jambe prohibée, l'arbitre en position légèrement penché vers l'avant, d'une des deux mains, imitera le geste d'accrochage.

Cette faute est attribuée à un concurrent qui, en position debout, tient continuellement la jambe de l'adversaire, pendant plus de 5 secondes.

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L'arbitre en position légèrement penché vers l'avant, d'une des deux mains, imitera le geste d'accrochage

Autres fautes pénalisées d'un Shido

Les actions qui suivent sont pénalisables par Shido, bien qu'il n'y ait pas de gestuelle particulière de l'arbitre pour l'annoncer :
- Défaire intentionnellement son judogi, dénouer ou renouer sa ceinture ou rattacher son pantalon sans l'autorisation de l'arbitre. Le concurrent retarde le combat, la plupart du temps pour reprendre son souffle.
- Introduire un ou plusieurs doigts dans la manche ou le pantalon de l'adversaire ou garrotter le bras de l'adversaire avec la manche de sa veste.
- Enrouler l'extrémité de la ceinture ou de la veste autour de n'importe quelle partie du corps de l'adversaire. L'action d'enrouler sous-entend que la ceinture ou la veste fait un tour complet. Le fait d'utiliser la ceinture ou la veste comme point d'appui (sans enrouler) pour bloquer le bras de l'adversaire, par exemple, ne doit pas être pénalisé.
- Saisir son judogi ou celui de son adversaire entre ses dents.
- Mettre la main, le bras, le pied ou la jambe sur le visage de l'adversaire. Le visage désigne la partie délimitée par le front, les oreilles et la mâchoire inférieure.
- En position debout, saisir le ou les pieds, la ou les jambes ou encore le pantalon de l'adversaire avec une ou deux mains, sauf dans le cas d'une attaque simultanée et dans le but d'appliquer une technique de projection.
- Introduire le pied ou la jambe dans la ceinture, le col ou le revers de l'adversaire.

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Chui (Faute Sérieuse)

Chui est attribué à tout compétiteur qui commet une faute sérieuse (ou qui répète une faute légère après avoir été pénalisé d'un shido).

 
Hikkomi prohibé

Cette infraction à lieu lorsqu'un compétiteur entraîne son adversaire au sol, de manière non permises. L'arbitre, en position debout, imite l'action de tirer un adversaire au sol. La manière d'annoncer la faute dépend de la situation. Lorsque le combattant entraîne son adversaire, de façon non permises, au sol et que :
- Son adversaire ne prend pas avantage de la situation pour continuer en Ne-Waza, l'arbitre doit annoncer Matte (attendez); le combat arrêté, il doit donner un Chui au combattant qui a enfreint le règlement. La pénalité doit être plus élevée si le compétiteur a déjà été pénalisé.
- Son adversaire saisit cette occasion pour continuer le combat en Ne-Waza, le combat doit continuer. L'arbitre doit annoncer Sonomama (ne bougez plus), attribuer un Chui, puis annoncer Yoshi pour faire reprendre le combat. La pénalité doit être plus élevée si le compétiteur a déjà été pénalisé.

Les façons permises d'amener son adversaire au sol
- Lorsqu'un compétiteur a obtenu un certain résultat par une projection, enchaîne sans interruption en Ne-Waza.
- En position debout, lorsqu'un compétiteur obtient un résultat important par Shime-Waza (étranglement) ou Kansetsu-Waza (clé de bras) et poursuit avec contrôle et sans interruption en Ne-Waza.
- Lorsqu'un compétiteur entraîne son adversaire en Ne-Waza par l'exécution habile d'une technique de projection de judo.
- Dans les cas où un compétiteur peut tomber ou est sur le point de tomber, l'autre peut en prendre avantage pour enchaîner en Ne-Waza.
- Si un concurrent réussi à attirer l'adversaire au sol, sans séparation des deux corps (Hikkomi-Geashi). Il n'y aura pas de points, mais l'action pourra continuer.

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L'arbitre, en position debout, imite l'action de tirer un adversaire au sol


Sortie Prohibée de la surface

Pour indiquer qu'un compétiteur est sorti de la surface de combat de façon interdite, l'arbitre pointera du doigt l'endroit ou a eu lieu l'infraction et imitera l'action de sortir avec son pied.

Pendant le combat, un concurrent n'a pas le droit de sortir volontairement de la surface de combat, à moins d'en avoir reçu la permission de l'arbitre pour changer d'uniforme. Cette interdiction vaut en position debout et au sol. Il est aussi pénalisé, s'il force intentionnellement son adversaire à sortir.

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L'arbitre pointera du doigt l'endroit ou a eu lieu l'infraction et imitera l'action de sortir avec son pied

Autres fautes pénalisées d'un Chui

Les actions qui suivent sont pénalisables par Chui, bien qu'il n'y ait pas de gestuelle particulière de l'arbitre pour l'annoncer :
- Appliquer les jambes en ciseaux (pieds croisés, jambes allongées) autour du tronc (dojime), du cou ou de la tête de l'adversaire.
- Frapper la main ou le bras de l'adversaire avec le genou ou le pied afin de l'obliger à lâcher sa saisie.
- Tordre le ou les doigts de l'adversaire afin de l'obliger à lâcher sa saisie.
- Appliquer une technique de Shime-Waza (étranglement) en utilisant le bas de la veste ou la ceinture.

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Keikoku (Faute Grave)

Keikoku est attribué à tout compétiteur qui commet une faute grave (ou qui répète une faute sérieuse ou légère après avoir été pénalisé d'un Chui).

Voici ce qui est considéré comme une faute grave :
- Tenter de projeter l'adversaire en enroulant une jambe autour de la sienne, tout en faisant plus ou moins face dans la même direction que lui, et en tombant en arrière sur l'adversaire.
- Appliquer un Kansetsu-Waza (clé) sur une articulation autre que le coude.
- Appliquer toute action qui risque de blesser le cou ou les vertèbres de l'adversaire.
- Soulever un adversaire du sol pour le projeter de nouveau sur le tapis.
- Faucher la jambe d'appui de l'adversaire par l'intérieur pendant qu'il applique une technique comme harai-goshi, etc.
- Exécuter ou tenter d'exécuter une technique à l'extérieur de la surface de combat.
- Ne pas tenir compte des instructions de l'arbitre.
- Faire des remarques ou des gestes inutiles ou désobligeants à l'adversaire pendant le combat.
- Faire toute action de nature à blesser ou à mettre en danger l'adversaire, ou contraire à l'esprit du judo.
- Exécuter ou tenter d'exécuter Kani Basami (projection en ciseau, aussi appelée pince de langouste). Cette technique est considérée trop dangereuse, pour être exécutée en compétition.
- Se laisser tomber directement sur le tapis en exécutant ou en tentant d'exécuter une technique comme Waki-Gatame.

Une tentative pénalisable par Keikoku : Une projection telle que Harai-goshi, Uchi-mata, etc., en agrippant le revers de la veste de l'adversaire d'une seule main, d'une position ressemblant à Waki-gatame (le poignet de l'adversaire étant coincé sous l'aisselle de celui qui projette) et de chuter délibérément, face la première sur le tapis. Puisque l'intention n'est pas d'exécuter une technique de projection, cette action est considérée dangereuse.

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Hansoku Make (Disqualification)

Hansoku-make est attribué à tout compétiteur qui commet une faute très grave ou qui répète une faute de quelque nature qu'elle soit après avoir été pénalisé d'un Keikoku.

Avant d'attribuer Hansoku-make, l'arbitre doit consulter les juges et prendre une décision conformément à la règle de la majorité. Si les deux compétiteurs enfreignent les règlements en même temps, chacun doit être pénalisé selon l'importance de la faute commise. Si les deux compétiteurs ont déjà été pénalisés d'un Keikoku et qu'ils reçoivent par la suite une autre pénalité, ils doivent être tous deux sanctionnés d'un Hansoku-make.

Voici ce qui est considéré comme une faute très grave :
- Plonger tête première au tapis en se penchant vers l'avant, en exécutant ou en tentant d'exécuter une technique comme Uchi-mata, Harai-goshi, etc.
- Se laisser tomber volontairement vers l'arrière pendant que l'adversaire s'accroche sur son dos, chaque compétiteur maîtrisant le mouvement de l'autre.
- Porter un article dur ou métallique (recouvert ou non).

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